notre vision fragmentée

Pierre Rabhi:

L’obstacle le plus important est notre vision fragmentée. Quand je vois notre planète photographiée depuis l’espace, je ne vois rien qui soit opposé : le pôle nord n’est pas contre le pôle sud, aucun continent n’est opposé à un autre. La terre est une globalité indivisible. Les éléments sont interdépendants et indissociables, les fragmenter est préjudiciable à l’ordre global et par voie de conséquence à la dynamique de la vie.
Quand j’examine une mappemonde et que je regarde comment les hommes ont transposé cette unité, je vois un puzzle, avec des « nations », des « états », des « pays » et chaque être humain se planque derrière ces frontières avec la peur de perdre cette « sécurité ».
C’est en quelque sorte l’aspect le plus négatif du tribalisme mis à jour du monde actuel. Cette peur donne un alibi à beaucoup de choses moralement répréhensibles. Pourquoi fabrique-t-on des armes ? C’est pour se sentir en sécurité avec la fameuse Défense Nationale comme alibi rendu légitime ! Alors que si on avait travaillé à l’unité, on n’aurait pas besoin de ce type de sécurité et de cette dévotion tragique au meurtre et à la destruction.
Si on éduquait les enfants, non pas à la compétition mais à la puissance de la complémentarité, le monde serait apaisé et les sommes colossales dédiées au crime et à la destruction serviraient à honorer la vie. Car toutes ces choses entretiennent ce système dualiste, générateur de toutes les horreurs possibles et de toutes celles que l’espèce humaine est capable d’imaginer encore. Par ailleurs, on peut marier une petite pygmée avec un grand nordique : ils feront des enfants ! _ C’est dire l’unité absolue du genre humain ! Alors pourquoi cette aberration de l’homme contre l’humain ? Il me semble que pour un véritable changement de paradigme, une vision plus réaliste et claire est absolument prioritaire. Sans cela, nous sommes condamnés à justifier indéfiniment l’injustifiable.
Sans jugement des personnes, il y a des gens qui sont sur le front de la générosité, de la fameuse indignation qui retentit de plus en plus, au risque de nouvelles violences et qui « pourrissent » la vie de ceux qui vivent à leurs côtés. Il faut être clair. A quoi sert-il d’aller lutter contre l’injustice dans le monde si je ne suis pas conscient que je l’inflige à ma compagne, à mon compagnon, à ma belle-mère etc.. ?
On parle souvent de prise de conscience : cela me rappelle l’électricité, comme s ‘il y avait un flux de conscience auquel il suffirait de se brancher ! Il s’agit en réalité d’élévation de conscience. Cela nécessite un effort, comme pour gravir une montagne, le paysage s’agrandit et augmente l’intelligibilité du réel. En tout cela, il ne faut évidemment pas perdre courage.

pierre Rabhi : a suivre

«Hélas, nous sommes de plus en plus dans l’urgence du changement.

L’éveil et la mobilisation ne se font pas au même rythme que la destruction.Nous sommes dans la catastrophe.”

Pierre  Rabhi

malgrés ces paroles alarmantes, Pierre Rabhi nous laisse un message ecologique qui reconforte un peu et réconcilie l’humain avec la terre et le bonheur d’y vivre en paix; Il nous rapelle que nous sommes tous sur la meme planete et que c’est ensemble qu’on doit faire le grand changement .

Oui, le monde peut changer. D’abord à travers l’agroécologie, plutôt qu’une agriculture chimique qui pollue et détruit.

selon lui, la survie de l’humanité passe avant tout par une forme d’écologie humaine.

Sur son blog, il répond que ça ne suffit plus de fermer le robinet et d’éteindre la lumière.

«On peut manger bio, recycler

son eau, se chauffer à l’énergie solaire et… exploiter son prochain.

Moi, j’ai envie de dire: «Rentrez chez vous, réconciliez-vous avec les gens que vous aimez, dissipez tout ce qui vous est toxique, tout ce qui crée du mal-être et de la souffrance mutuelle. C’est là que se trouve le fondement de l’humanisme que vous souhaitez.»

le réseau colibri

cinq sans euros

chaine qui vient du blog d’alluvions


Que ferais-je donc avec 5OO euros et 5OO secondes pour faire ce que bon me semble…
Je rappelle les principes de la chaîne:

1. Avoir un blog (oui parce que sinon… )
2. Écrire un article relatant ce que vous feriez s’il vous restait 500 euros et 500 secondes à vivre. Vous avez carte blanche, que ce soit un 3 mots ou en 500 lignes, laissez libre court à votre imagination.
3. Relancer la chaine en invitant 5 de vos amis à répondre à leur tour à la question.
4. Faire référence à cet article et à ces mini-règles afin que l’on puisse tracer tous les participants.
5. Intituler votre article “500 euros et 500 secondes par Votre Nom”

Pour gagner, vous devez être le blogueur qui aura généré le plus grand nombre de commentaires suite à son article. Les compteurs seront arrêtes le 16 février à minuit.
Bouh, trop nul ! Mon blog a trop peu de visites pour que je puisse gagner!
Les blogueurs de Lyon69.net décerneront également un Prix du Jury à l’article le plus original. Le blogueur qui nous aura le plus amusé/surpris/touché par sa réponse se verra remettre une bouteille de champagne.
Alors c’est parti ?

s’il me reste si peu de temps…je vous le donne pour lire ceci ,vous ouvrir les yeux , vous mettre en garde, vous demander de vous rassembler, de vous concerter, de vous mobiliser, de convaincre les hommes et de sauver la planète.

Il ne reste que quelques minutes à ma vie
Tout au plus quelques heures
je sens que je faiblis
Mon frère est mort hier au milieu du désert
Je suis maintenant le dernier humain de la terre…
suite ici:sur ce blog
planete1
Quand les rivières seront vides
Quand les forets seront complètement détruites
Quand l’air sera plus que pourris
Quand la vie animale sera complètement finie
Vous verrez que l’argent ne se mange pas
Vous verrez que l’argent ne se boit pas
Vous saurez que l’argent était une tare
Vous le saurez mais il sera déjà trop tard

alors go!.. c’est maintenant !..

j’envoie la chaine à jub

ànina louve
à lubin

à skalpa
et à Lou

sous les pavés la terre

Sous les paves… la Terre – Bande annonce

Documentaire environnementaliste de 90 minutes, «Sous les pavés … la Terre» survient, dans un contexte devenu très déprimé, comme une bouffée d’esprit rebelle, mais sans caricature ni vaine orientation.

Naviguant entre constats alarmants et propositions concrètes dans les domaines de l’agriculture, du transport et de l’habitat, ce film incite à une réflexion de chacun d’entre nous et, plus encore, à une profonde refondation de nos modes de vie.

Paysans, artisans, ingénieurs, scientifiques, philosophes et politiques. Ce film expose leurs combats, face aux sarcasmes de leurs pairs, aux pesanteurs des administrations, à la frilosité des banques et des assurances, aux lobby ne voulant renoncer à leurs confortables avantages.

la troisième révolution

de Fred vargas:

Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes. Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance. Nous avons chanté, dansé. Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés.

Colossal programme que celui de la Troisième Révolution. Pas d’échappatoire, allons-y. Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible. A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie –une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut-être. A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution. A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.

article complet ici: a contre courant