sur le bonheur

« Tant qu’on désire on peut se passer d’être heureux ; on s’attend à le devenir : si le bonheur ne vient point, l’espoir se prolonge, et le charme de l’illusion dure autant que la passion qui le cause. Ainsi cet état se suffit à lui-même, et l’inquiétude qu’il donne est une sorte de jouissance qui supplée à la réalité, qui vaut mieux peut-être. Malheur à qui n’a plus rien à désirer ! Il perd pour ainsi dire tout ce qu’il possède. On jouit moins de ce qu’on obtient que de ce qu’on espère et l’on n’est heureux qu’avant d’être heureux. »

(JJ Rousseau)

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Une réflexion au sujet de « sur le bonheur »

  1. Tu voudrais me faire croire que celui qui joue au lotto, il est heureux tant qu’il n’ a pas gagné ?
    Rousseau ou pas, je suis très sceptique, même si je comprends très bien ce qu’il veut dire.

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